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AU REVOIR
PAUSE
PAUSE
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Une attente indéterminée, réelle et destructrice. Un silence qui souffre, qui se bat. Un silence qui crie. Les apparences la détruisent, cet amour la détruit, le bonheur des autres fait mal quand le sien semble vouloir se faire la malle. Tous ces efforts pour paraître belle, souriante, fière mais tous ceux pour ne pas laisser transparaître le mal-être, la gène, le manque de lui, le manque d'affection, le manque de réconfort, le manque de confiance, la manque d'assurance. L'impression d'être ailleurs, de pouvoir rêver et de toujours mal attérir. Elle s'étouffe, elle tombe, elle essaye de se relever, elle retombe et cette fois elle se fait réellement mal. Chaque jour lui paraît trop calculé, trop conforme et trop prévu. Les jours passent et le temps paraît si long sans tout ça. Les bons moments s'estompent. Ces moments où les jours sont une surprise, se finissent bien, où elle apprend à se construire sans souffrir. Ces moments où une main peut venir chercher la sienne, où un sourire l'a fait sourire, où la vie rime avec aventures et pas avec blessures, avec folie et pas avec mépris. Elle aimerait regarder si un jour envie s'accorde à un oui, si réconfort avec effort. Elle souffre sans le laisser paraître, elle sourit mais rêve d'exploser en sanglot dès que la vie lui rappelle qu'elle voudrait être auprès de lui, elle se bat pour être forte et personne s'en rend compte, elle lutte pour ne pas chuter. Un sentiment de vide, d'absence qui envahit son c½ur. Un sentiment qui gagne du terrain. Elle écrira un jour à quel point elle l'envie. A qu'elle point elle aimerait paraître une reine à ses yeux. Elle a écrit un jour ses sentiments sur lui mais elle sait qu'il ne s'en souvient plus. Elle ne veux pas que ça tourne en lamentations, elle veux juste essayer de ne plus se cacher derrière un mur de mots et de paroles en l'air. Elle veux dire ce qu'elle ressent vraiment. Elle aimerait qu'on s'occupe d'elle, qu'on prenne des ses nouvelles et qu'on la prenne dans ses bras. Elle aimerait qu'il sache et qu'il se rende compte combien c'est difficile d'avancer chaque jour sans penser avoir fait quelque-chose de mal, être nulle, à toutes les erreurs qu'elle a commise, combien c'est dur de se lever, de lever la tête, de rester fière et d'être réellement mal malgré tout ce temps écoulé. Comme les mots sont blessants.
Un au revoir car sa présence aurait dû et pu être l'un des remèdes à ses maux, aurait permis qu'elle se sente libre, qu'elle s'amuse, qu'elle s'épanouisse, qu'elle fasse la fête et qu'elle puisse s'en foutre de toutes ces apparences et qu'elle profite de la vie mais sa présence s'éloigne pas à pas, sa voix s'estompe, et la réalité la trompe, elle s'ennuie, elle est fatiguée, elle est seule.
Un au revoir d'une Marine fragile, qui y croit encore mais plus pour très longtemps, d'une Marine qui désirerait s'enfuir, partir et ne jamais revenir, d'une Marine qui tombe dans l'oubli, d'une Marine furtive.
Désormais rappelle toi qu'elle existe, qu'elle respire, que son c½ur bat encore. Rappelle toi de ces mots, de mes mots.
Un au revoir car aujourd'hui elle reste fière, lève la tête et essaye de se tourner vers les autres malgré tout.
Un au revoir et un Je t'aime.
